Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Comme l'eau des étangs...

A la sueur de mon front...

14 Juin 2018, 19:26pm

Publié par Nathalie M.

Les années passent et se ressemblent. Revoici donc le mois de juin et les beaux jours : il est temps, je crois, de poster à nouveau cet article d’utilité publique. 

J'ai apporté cette année encore une modification à la recette de base (si vous avez déjà lu l’article en 2016 et 2017, vous pouvez directement descendre en bas pour consulter la recette)

 

A la sueur de mon front...

L'année dernière à la même époque, c'était le printemps.

- C'est le printemps... chantonnait gaiement Positive Girl en mon cœur.1

- Pas de quoi se réjouir, marmonna la Parfaite Petite Masochiste1.

- Mais si ! On va bientôt pouvoir mettre des robes ! 

- A condition de s'épiler tous les trois jours.

- S'asseoir à une terrasse, fermer les yeux et laisser le soleil nous baigner le visage...

- ... et la sueur dégouliner joyeusement. On dirait que tu avais oublié ce détail !

 

1. Vous pouvez faire leur connaissance ICI.

Sur cette photo, on ne voit pas qui transpire.

Sur cette photo, on ne voit pas qui transpire.

Il y a très longtemps, j'ai compris que l'humanité pouvait se diviser en deux sous-groupes : celles et ceux qui, en toutes circonstances et quelles que soient les conditions météo, gardent le visage sec, ou presque, et l'air digne, et les autres, celles et ceux qui, sous le coup de l'émotion, de la chaleur, de l'effort, voient dégoutter de leur front, de leur menton, de leur nez des litres d'eau salée. Évidemment, je fais partie du deuxième sous-groupe, évidemment, je déteste ça, sans quoi il est probable que je n'aurais pas eu l'idée d'évoquer la question

Cette caractéristique, jointe à mes oreilles décollées (découverte tardive et douloureuse, la veille de mon entrée en 2nde, que j'évoquerai sans doute un jour ici si j'arrive à surmonter le trauma) et à deux ou trois autres défauts secrets embarrassants1 ont permis à ma Parfaite Petite Masochiste de s'épanouir pleinement durant mon adolescence et, avec un peu plus de retenue, les décennies suivantes.

Pour tout savoir sur les DSE, reportez-vous à la Bible du masochisme, Le Manuel du Parfait Petit Masochiste de notre maître à tous, Dan Greenberg.

Représentation assez réaliste de l'image que j'avais de moi-même à l'adolescence.

Représentation assez réaliste de l'image que j'avais de moi-même à l'adolescence.

Néanmoins, tant bien que mal, j'ai vécu avec. La fille qui vous éclaboussait en secouant la tête au bal du 14 juillet, c'était moi. L'étudiante qui arrivait en retard en cours emmitouflée dans plusieurs épaisseurs de pulls, vestes et ponchos (j'ai mis longtemps à m'habituer à l'humidité hivernale du climat parisien) et qui sous  les effets conjugués de la course inutile qu'elle venait d'effectuer pour ne pas rater le début du cours, du chauffage de l'amphithéâtre et de l'embarras de se faire remarquer dégoulinait sur sa table et accessoirement sur la vôtre pendant les dix minutes qu'il lui fallait pour s'éplucher  laborieusement de ses pulls, vestes et ponchos, c'était moi aussi. Vous m'avez aussi croisée au club de gym, épongeant le tapis et le sol autour de moi avec des kleenex (ou pire, glissant dans ma sueur et vous tombant dessus, les jours où j'avais oublié mes kleenex), sur la plage le visage luisant étrangement d'un mélange de crème solaire et de transpiration et dans bien d'autres circonstances.

L'été, le cauchemar commençait dès le matin quand, approchant mon bol de thé de mon visage (je n'ai malheureusement pas trouvé d'autre moyen pour le boire ; il faudrait une très très longue paille, peut-être), je sentais la sueur commencer à dégouliner, au risque de saler désagréablement mon breuvage.

La fille, ce n'est pas moi (j'aurais bien aimé, mais moi je me contentais de transpirer à côté).

La fille, ce n'est pas moi (j'aurais bien aimé, mais moi je me contentais de transpirer à côté).

J'ai songé à éviter tous les efforts physiques et les émotions fortes, à fuir les endroits chauffés, à boire du thé froid l'été, mieux encore à passer juillet et août  sur une plage du Groenland ou au fond d'une forêt sibérienne.

Concrètement cela s'est révélé difficile : le thé froid me déprime.

J'ai surfé sur internet à la recherche du produit miracle. J'ai lu que :

 " la transpiration du visage est immédiatement visible, que seul le front soit concerné ou non.

Elle se révèle handicapante pour tous les métiers où il est nécessaire d'entrer en contact avec des gens (une grande majorité de métiers en réalité (...).)

Même au sein d'une entreprise, le regard des collègues est souvent très mal vécu et génère un malaise et peut aggraver un manque de confiance en soi.

À noter : chez les femmes, la sudation excessive du visage rend le maquillage quasi-impossible (il aura tendance à couler)."

 

Après avoir lu ça, j'étais évidemment prête à acheter n'importe quoi. J'ai donc cru avoir trouvé le produit miracle qui, par un heureux hasard, était proposé juste après le joli discours copié-collé ci-dessus : un détranspirant à base de sels d'aluminium. J'ai hésité longtemps, moins à cause du prix que des composants qui me paraissaient un peu douteux, pour ne pas dire dangereux. Et puis je l'ai acheté, et je l'ai utilisé, pendant tout l'été 2013.

Alors oui, ça a été super efficace ! Pas une goutte de sueur n'a perlé de mon nez, de mon menton ni même de mon front, y compris lors des randonnées au soleil par 40° à l'ombre (sans doute aurait-il été plus sage de se mettre en route avant 11h, mais c'est une autre histoire).

Je pouvais me faire des fumigations au thé le matin, la peau de mon visage restait sèche.

Mais à quel prix ? Je ne parle même pas de celui du produit, ni des composants chimiques et de la manière dont je paierai peut-être un jour leur utilisation... D'abord, il fallait étaler le produit le soir sur le visage, puis ne plus du tout bouger ensuite (pour ne pas risquer de transpirer), ce qui était quand même un peu contraignant. Ensuite, ça piquait atrocement pendant de très longues minutes. Ça, c'était la nuit. Dans  la journée, j'expérimentais une sensation inédite (ça j'aime bien), plutôt désagréable (ça j'aime moins, quoi que certains de mes écrits puissent laisser penser) et difficilement descriptible (mais je vais essayer car rien ne m'arrête): à chaque fois que j'aurais normalement dû transpirer, j'avais l'impression que la sueur arrivait jusqu'à la peau et restait bloquée juste en-dessous, ce qui occasionnait une sorte de démangeaison et d'échauffement sous-cutanés...

Bref, je n'ai pas trop aimé et n'ai pas renouvelé l'expérience en 2014 (cet été là, c'est bien tombé, la météo a été plutôt pourrie).

Au printemps 2015, donc, alors qu'une fois de plus la Parfaite Petite Masochiste et Positive Girl se chamaillaient, Femme Pratique a eu une idée lumineuse :

- Essayons les huiles essentielles ! s'est-elle écrié (" Tout ça pour en arriver là, était-ce bien indispensable?" me murmure la PPM)

A la sueur de mon front...

J'ai alors élaboré la recette suivante et l'ai testée, à raison d'une application par jour, d'avril à septembre.

Bilan : agréable à utiliser, j'ai trouvé qu'elle avait significativement réduit ma transpiration, sans toutefois la bloquer. Et je recommence sans hésiter cette année !

Voici ma recette de base : choisissez ici l'huile végétale la plus adaptée à votre peau.

 

A la sueur de mon front...

ENCORE MIEUX : ajoutez à quelques gouttes de votre huile anti-transpi la même quantité de gel de lin : vous obtiendrez ainsi un sérum fermeté ET antitranspirant. Le gel de lin ne se conservant pas très bien, je préfère le préparer en petites quantités, le conserve au réfrigérateur, et effectue mon mélange huile/gel chaque matin.

 

LA FAUSSE BONNE IDÉE :

- Pourquoi, vous dites-vous (me suis-je dit) ne pas incorporer les huiles essentielles directement à ma crème ? 

Parce que ça brûle ! Vraiment. Ça aussi, j'ai testé pour vous.

Pendant cinq jours. Chaque matin, Positive Girl a tenté de me persuader:

- Allez, ça ne fait pas si mal ! Et puis ça réveille.

- Et puis ça t'apprendra à faire n'importe quoi, renchérissait la Parfaite Petite Masochiste. 

Le sixième jour, la Vieille Sage s'est inquiétée de ce semblant de consensus entre les deux adversaires historiques. Le fait est que ce n'était pas bon signe.

Et le septième jour, Femme Pratique a trouvé la solution : comme Lemongrass et Cyprès sont également efficaces contre la cellulite, j'ai recyclé mon pot de crème en soin minceur (bizarrement, sur le corps, ça ne brûle pas) et j'ai préparé un flacon d'huile. Je l'utilise le matin, sous la crème de jour, mais je pense que ça peut fonctionner aussi en la mettant le soir (si vous essayez, dites-moi si ça marche).

Sur l'HE de cyprès

L’huile essentielle de cyprès toujours vert est contre-indiquée en cas de phlébite, de mastose, de toute pathologie cancéreuse et hormonodépendante.
Elle est à éviter durant la grossesse et l’allaitement, et chez les enfants de moins de 6 ans. On évitera aussi l'utilisation prolongée sans avis médical 

 

Sur l'HE de palmarosa

L'HE de palmarosa est formellement déconseillée aux femmes enceintes, sauf pour déclencher l'accouchement.

 

Et encore deux conseils :

- Massez le visage avec l'huile (quelques gouttes suffisent) pour bien la faire pénétrer, et attendez quelques minutes, si possible, avant d'appliquer sérum ou crème.

- Si vous avez la peau très sensible, mieux vaut faire quelques essais avant de préparer votre flacon d'huile : le premier jour, ajoutez 1 goutte d'HE de cyprès à un peu d'huile végétale et testez. Si tout va bien, ajoutez le palmarosa le lendemain, puis le lemongrass le jour suivant. Si ça brûle, adaptez la recette en supprimant une, voire deux des huiles essentielles. C’est surtout le lemongrass qui brûle, d’après mon expérience. 

NOUVEAUTÉ  ÉTÉ 2018 : cette année, j’ai remplacé l’HE de lemongrass par la même quantité d’HE de ciste ladanifère qui est également anti-âge et beaucoup moins irritante... mais nettement plus chère. Son odeur, forte, vaguement proche du curry, n’est pas forcément agréable mais pas particulièrement persistante non plus. Son efficacité est similaire.

EDIT JUIN 2019 : je viens de tester la recette suivante : 

Je mélange mon huile à ma crème de jour, et j'y ajoute un peu d'argile blanche très fine. Celle-ci matifie la peau et me semble absorber une partie de la transpiration. A confirmer...

 

L'HE de ciste ladanifère  est  déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi qu’en cas de traitement anti-coagulant.

 

Sources : 

Denise Whichello Brown, Le Guide de l'aromathérapie, Larousse

Nerys Purchon, La Bible de l'aromathérapie, Marabout

http://aroma-zone.com/

Ne pas utiliser chez les enfants. Les femmes enceintes, allaitantes, les personnes épileptiques, diabétiques, immunodéprimées, souffrant de maladies graves ou chroniques doivent impérativement demander l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien avant d'utiliser des huiles essentielles. 

En aucun cas, je ne pourrai être tenue pour responsable en cas de problème lié à l'utilisation des huiles essentielles que je recommande sur ce blog.

Et, évidemment, on évite l'application des huiles essentielles sur les parties les plus fragiles du corps !

 

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager !

Commenter cet article
E
Bonjour,<br /> <br /> Est ce qu'avec une utilisation régulière de cette recette, le maquillage arrive enfin à tenir quelques heures voire une journée ? Je te remercie
Répondre
N
Bien désolée de ma réponse très (trop?) tardive... Je trouve que c'est le cas sur moi (à condition tout de même de ne pas trop m'agiter). Mais l'utilisation doit être la plus régulière possible.
S
Le problème étant familial j'ai aussi essayé beaucoup de choses....jusqu à cette année où j'ai combine cette recette avec celle duddeo hyper efficace : j'ai pris de l'huile de coco et ajouté un peu de maïzena. Super efficace
Répondre
N
Donc, si je comprends bien : ma recette + huile de çoco + maïzena. Pas de bicarbonate ?
G
Super drôle ! Je fais partie de celles qui ne transpirent pas mais ayant d'autres complexes cutanés, je me suis bien reconnue...
Répondre